5 Décembre 2013 – The Last of Us

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Si je devais retenir un studio sur cette génération, ça serait Naughty Dog. Ce n’est pas eux qui ont fait les jeux les plus originaux, ni les plus révolutionnaires, mais ils ont le mérite, avec quatre jeux, dont deux nouvelles licences, d’avoir marqué les gens et d’avoir su canalisé toutes les forces de cette génération pour en faire des titres solides et impressionnants. Le petit dernier en date, The Last of Us, est la consécration de cette génération, une ode à tous ce que détestent ou adorent les joueurs.

C’est peu dire si je l’attendais celui-là. Bien plus qu’un GTA V qui, de son côté, m’aura au final un peu déçu. The Last of Us, pour ceux qui l’ignorent, est un jeu d’aventure se déroulant dans un monde post-apo, rempli d’infectés et de pillards qui le laissent pas passer une occasion pour dépouiller et/ou (mais c’est souvent “et”) le chaland qui aurait le malheur de croiser son chemin. On y dirige Joel, vieux briscard qui fait deux-trois bricoles pour le groupe des Lucioles et qui a réussi à survivre pendant plus de vingt ans, devenant un homme qui a perdu foi en l’humanité. Il va devoir sortir de la ville de Boston accompagné d’une jeune fille nommé Ellie et la conduire à l’autre bout des USA, en vie. Il va sans dire que les références sont nombreuses. La Route, évidemment. Mais aussi et surtout Children of Men, dont il emprunte les thèmes, les personnalités des personnages ou même carrément des techniques de mise en scène (toute l’intro en voiture). Evidemment, quand on s’inspire des meilleurs et qu’on fait les choses bien, ça a beaucoup de chances de fonctionner. Et c’est heureusement le cas.

Comme je le disais plus haut, TLOU est un condensé de cette génération. On y trouve des QTE, du craft, du tir à l’arc, de la mise en scène chiadée, un système de compétences pour améliorer son personnage, un gameplay mixant infiltration et action. Ceux qui n’aiment pas les jeux calibrés, les jeux qui laissent trop peu de libertés ou qui n’exploitent pas à fond un concept qui aurait pu aller plus loin n’y trouveront pas leur compte, parce que TLOU est un jeu avant tout basé sur son histoire, sur son écriture. Le gameplay est surtout là pour servir l’histoire et mise avant tout sur le plaisir immédiat des situations. Comme dans les Uncharted, Naughty Dog choisit de vous raconter une histoire, de vous présenter une situation et de vous plonger dedans, sans vous relâcher à aucun moment. Le studio a tout fait pour rendre le jeu suffisamment accessible mais aussi suffisamment bon à jouer pour que le jeu apparaisse comme quelque chose de fun mais dont l’histoire a une importance capitale. Ce n’est pas anodin que le jeu ne possède aucun temps de chargement (mis à part le premier), ou que l’on ne mette jamais le jeu en pause, même pour crafter, sauf quand on veut sortir du jeu. Il adopte les mêmes astuces scénaristiques qu’Uncharted pour plonger le joueur dans son univers, dans son histoire, et ça marche du tonnerre.

Parce que la vraie révélation, c’est cette relation entre Joel et Ellie. Vous dirigez Joel, bourru, têtu, avec un sang-froid implacable, et vous vous retrouvez avec une gamine qui n’est jamais allé bien loin dans ce monde sauvage, et qui découvre au fil de l’aventure les vestiges d’une époque lointaine et figé dans le temps. Et c’est touchant. Certaines scènes sont marquantes, notamment sur les derniers actes, on prend un vrai plaisir à finir le niveau pour voir la cinématique suivante et apprécier l’écriture excellente du jeu. Evidemment, tout le jeu est construit autour de cette relation, et les situations également. Le gros point fort, c’est cette construction échelonné qui fait que la relation progresse au fur et à mesure, et que les sentiments du joueur évolue avec ceux de Joel, ce qui fait que la fin s’impose d’elle-même et que Naughty Dog ne propose pas de choix comme beaucoup de jeux, puisque le joueur évolue simplement en même temps que Joel mais n’est jamais à sa place. Les personnages possèdent un vrai background, ont un passé qui n’est pas celui du joueur, et l’histoire est déja tracée. Le gameplay est aussi un vrai bonheur. Pas spécialement complexe mais très bien conçu, les combats possèdent une patate et une violence inattendue, surtout contre les pillards, et le système de craft permet de s’établir une mini-stratégie et de réagir facilement à l’instinct quand la situation le demande.

Bref, The Last of Us, pour beaucoup, est LE jeu de la génération. Personnellement, il est encore un peu tôt pour l’affirmer, il faut laisser décanter quelque temps, mais il est indéniable que pour ma part, ce TLOU possède une place certaine dans mon expérience de joueur.

Cronos

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