7 Décembre 2013 – Guacamelee!

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Cher lecteur de Podcastination, sache qu’aujourd’hui nous allons parler d’un jeu pas sérieux du tout avec quelques phases qui te feront dire des gros mots. Mais entre nous, je sais que tu adores ça.


C’est donc Guacamelee! l’heureux élu pour mon coup de coeur 2013, un metroidvania aux saveurs mexicaines concoté par les canadiens de DrinkBox Studio. D’abord sorti en cross-buy (et cross-save) sur PS3 et Vita en avril puis sur PC, il a eu droit à deux DLC que j’essaierai probablement de vous faire acheter dans la suite de cet article.

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J’ai fait un beau screenshot en plein mouvement exprès pour vous.

Parlons d’abord de l’enrobage, le scénario est complètement bidon et prétexte : la charmante fille de El Presidente a été kidnappée par un méchant squelette moustachu et vous incarnez le brave Juan, paysan baraqué du village d’à côté qui devra se lancer à sa poursuite et affronter ses sbires grâce au pouvoir fraîchement acquis d’un masque de luchador magique… En gros, vous allez faire des prises de catch à un bestiaire sorti tout droit du folklore mexicain ambiance jour des morts.

La direction artistique est vraiment réussie et le choix d’un style vectoriel est une excellente idée qui permet au jeu de flatter l’oeil aussi bien sur un écran tv que sur le petit écran très lumineux de la Vita. Les animations sont super fluides et on appréciera les très (trop ?) nombreux clins d’oeil à la culture du jeu vidéo et internet glissés dans les décors. Le jeu se paie même le luxe de proposer tous les environnements en deux versions puisque Juan pourra naviguer à sa guise entre le monde des vivants et des morts. La bande originale colle vraiment bien et se démarque vraiment de ce qu’on a pu entendre jusqu’ici, seul bémol, ce sont des très bonnes BGM mais l’écoute hors du jeu est assez déconseillée sous peine d’être très vite saoulé.

Passons maintenant aux choses sérieuses, le gameplay. On rentre parfaitement dans le modèle de progression d’un metroidvania : une vue en 2D de profil, une carte des chemins explorés et un accès aux nouvelles zones possible grâce à l’acquisition de pouvoirs via de mystérieuses statues dont le design titillera le fan de Metroid. Bien qu’il propose des phases mélangeant les deux, le jeu se démarque en proposant des séquences distinctes de plate-forme et de beat-them-all.

La bonne idée du jeu, c’est de proposer des pouvoirs à la fois utiles en combat et pour la plate-forme, par exemple, un uppercut façon shoryuken permettra d’envoyer voler les ennemis mais aussi de gagner quelques pixels sur un saut et ainsi d’atteindre une corniche jusqu’alors inaccessible. Les principaux coups sont d’ailleurs catégorisés clairement grâce à une direction et une couleur associée (rouge pour le coup vers le haut) et certains ennemis seront protégés par un bouclier sur lequel il faudra taper avec la couleur correspondante.

Oui, les noms sont débiles.

Oui, les noms sont débiles.

Les phases de combat pures (le jeu passe en mode “arène”) peuvent sembler parfois bordéliques à cause du nombre d’ennemis affichés et pouvant se superposer mais le moteur permet de les faire se percuter en les balançant les uns sur les autres avec vos plus belles techniques de catcheur et ça c’est vraiment super fun. Si vous êtes aussi acharnés que moi et que vous vous frottez au mode hard et aux DLC, vous devrez faire les choses de manière plus rigoureuse et apprécierez d’autant plus ces challenges. Le boss le plus difficile du jeu  (qui n’est pas le dernier) vous défiera dans un corps à corps basique qui vous demandera une grande réactivité et efficacité.

Concernant la plate forme, vous allez parfois pleurer, mais c’est pas grave car vous serez tout content en passant tout du premier coup lors de votre second run en hard (allez on se motive !). La difficulté se situe dans le fait qu’on va vous demander d’enchaîner des sauts à la Super Meat Boy mais pas simplement en appuyant sur un bouton : plus vous aurez de coups, plus il faudra essayer de les combiner en l’air pour gratter quelques pixels et atteindre l’autre bout, tout en faisant apparaître/disparaître les plates formes que vous êtes en train d’utiliser en navigant entre le monde des vivants et des morts (je vous rappelle vous être toujours en l’air et que vous avez une demi seconde pour faire tout ça). Oui il y aura quelques moments de panique en pleine chute.

Niveau durée de vie on est un peu juste pour ceux qui voudraient tracer en ligne droite mais il serait fort dommage de passer à coté des phases d’exploration de la carte à la recherche des coffres contenant trésors et équivalents des quarts de coeurs des Zelda (pour la barre de vie et de stamina). Il existe également des orbes à trouver afin d’obtenir la vraie fin de l’histoire et certaines ne sont accessibles qu’après les épreuves d’agilité les plus difficiles du jeu. Il y a bien sûr des sous-quêtes classiques amusantes mais anecdotiques.

En ce qui me concerne, je n’ai pas réussi à m’arrêter avant d’obtenir le 100% (mon premier trophée de platine \o/) et j’ai remis ça avec les DLC dont je vais vous parler maintenant. Il y a d’abord eu un petit DLC avec des costumes que j’avais snobbé avant de me rendre compte qu’il contenait des défis du type “Réussir telle épreuve avec tel costume qui a telles caractéristiques” et j’ai replongé même si c’était très dispensable. Par contre le suivant devrait calmer les fous qui en redemandent puisqu’il contient une zone suplémentaire dans les bureaux du diable ou il faudra compléter 17 épreuves allant de la baston au jeté de poulet, si possible avec une médaille d’or. Normalement, après tout ça, vous aurez vraiment fait le tour du jeu et serez en paix avec vous même.

Les locaux du diable

Les locaux du diable.

Je pense que vous avez compris que j’ai adoré le jeu même si il n’avait pas été toujours très tendre avec moi. Je compte sur vous pour lui donner sa chance, surtout que ça tombe super bien parce qu’il est offert aux abonnés PS+ en ce moment même ! J’ai gardé ma botte secrète pour la fin : sachez que dans Guacamelee!, on peut se transformer en POULET à volonté. Là vous être convaincus.

DendeSnail

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