Calendrier de l’avent // 4 décembre : Monstres et Compagnie

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Du Pixar, voilà une idée originale. Mais comme depuis le début du mois on a pas eu l’occasion d’en parler, c’est le moment de ressortir un des meilleurs films du studio par l’esprit. Partant de la peur enfantine des monstres cachés sous le lit et dans les recoins sombres de la chambre, on obtient un film où c’est la chambre d’enfant qui devient un endroit de tension pour ces mêmes monstres : Monstres et Compagnie. Le changement de perspective rend les monstres plus gentils pour le spectateur par rapport à des enfants dont l’innocence est de plus en plus difficile à cerner. Pauvres monstres qui doivent réussir à faire peur à leur phobie ambulante, afin d’apporter toute l’énergie nécessaire à Monstropolis.

Contrairement à ce que peut faire penser le chapitre précédent, le film ne laisse pas le temps au spectateur de s’apitoyer sur le sort de ce monde monstrueux. Le rythme ne laisse que le temps d’être happé dans ce film qui fonce à 100 à l’heure. Du duo Bob / Sully à leurs voisins de bureau, vive la vie au travail au pays des monstres. Les jeux de mots fusent à tout va et un deuxième (voire troisième) visionnage est nécessaire pour encaisser le tout. C’est finement mené, diablement enlevé, on court dans tous les sens et on se prend d’affection dès l’apparition de Bouh dans la vie de nos héros. Le contraste est saisissant mais qu’il est drôle de voir qu’une petite fille pleine de fougue peut faire peur à des gaillards expérimentés. Criante de réalisme dans son comportement, elle est cet élément perturbateur qui amènera un dénouement final parfait.

La nostalgie semble marquer ce début de calendrier de l’avent, mais comme Monstres et Compagnie reste totalement d’actualité et n’a pas pris une ride, il ne fera pas partie de ce ressentiment bien connu des trentenaires en mal de Club Do’.La partie graphique pâtit de la progression technologique des nouvelles productions, mais son esthétique fait toujours mouche, même 12 ans après sa sortie.

Monstres Academy, sortie en 2013, garde une fougue identique, mais la surprise en moins fait que l’on reste un cran en dessous de l’original. Heureusement, les ficelles ne sont pas les mêmes et on prend un vrai plaisir à le revoir.

Au final, Monstres et Compagnie reste, pour moi, la meilleure production Pixar. Non pas qu’un Là Haut ou un Toy Story ne méritent pas cette place, simplement, il touche davantage par sa fausse simplicité de surface et sa profondeur de texte.

Comme à chaque fois depuis le début du calendrier, on vous fait découvrir un morceau de la bande son de chaque oeuvre. Celle de Monstres et Compagnie est peut être moins marquante que le reste, il reste tout de même un générique de début rempli de portes et de notes de jazz propice à la rêverie. Et surtout un générique de fin, où une véritable comédie musicale prend forme en reprenant des scènes du film. L’idée parfaite qui parachève un film dans la même veine, incontrolable et très drôle.


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