Calendrier de l’avent // 23 décembre : Le roi et l’oiseau

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Pendant longtemps, le cinéma français n’a compté que très peu de long-métrages d’animation, montrant toute la considération que le milieu a eu pour cette façon de faire des films. Pourtant il y a de quoi être fier quand on compte dans ses rangs un des fleurons de l’animation mondiale, une des sources d’inspiration les plus citées par les grand maîtres de cet art, Hayao Miyazaki en tête.

L’oeuvre de Paul Grimault et de Jacques Prévert, adapté d’un conte d’Andersen, sort une première fois sous le nom de La bergère et le ramoneur en 1953, est désavouée par les créateurs et est lourdement remaniée pour une ressortie en 1980 sous le nom Le roi et l’oiseau, illustrant par la même occasion le principale message du film, la liberté artistique des auteurs l’emportant sur le poids des précédents producteurs.

Le film aborde ainsi un grand nombre de thèmes chers à Jacques Prévert, comme la condition humaine à travers la ville basse, le rapport au pouvoir, le rapport à la technologie et bien d’autres choses qui offrent plusieurs niveaux de lecture, mais dont la liberté et l’élément principal.

Si Miyazaki s’est inspiré du côté humaniste du long-métrage, il y a bien un élément purement cinématographique qu’il a repris pour ses propres oeuvres, c’est la gestion du rythme. Le roi et l’oiseau impose, à une époque ou l’animation n’a pas le droit aux temps morts, un rythme lent, qui prend son temps pour mettre en place un contexte, une atmosphère, des symboles. La musique y prend d’ailleurs une place prépondérante, et habille parfaitement les différentes phases du film.

C’est Wojciech Kilar qui compose la majorité de la musique, quelques morceaux de Joseph Kosma ayant été repris de La bergère et le ramoneur. L’enregistrement s’est passé à l’aveugle, sans les images du film, et malgré tout, tout tombe parfaitement juste. Les compositions sont variés et parfaitement adaptées, illustrant des scènes fortes comme le travail à la chaîne, la préparation du mariage, ou le discours que fait l’oiseau aux fauves.

Au final, Le roi et l’oiseau est une oeuvre unique, une inspiration mondiale, que ce soit d’un point de vue technique, artistique ou thématique. Il reste d’ailleurs dans les mémoires de nombreuses génération, se rappelant au bon souvenir de tous à la simple évocation de son nom.

 

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