Calendrier de l’avent 2015 // 07 : La vie rêvée de Walter Mitty

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Ben Stiller est un acteur que l’on connaît pour les films comiques auquel il a participé, tels que Mary à tout prix, Mon beau père et moi ou encore Tonnerre sous les tropiques. Pour autant, on le connaît moins dans d’autres registres, comme cela est le cas pour La vie rêvée de Walter Mitty. Allant de la comédie dramatique (ce qui me semble toujours antinomique comme genre) à l’aventure, le film a le derrière entre deux chaises, mais cette hésitation rend le tout attachant, notamment grâce au thèmes abordés.

Walter Mitty travaille au service photographie du magazine Time. Dans l’ère du temps, ce dernier se voit dans l’obligation de changer de stratégie pour pouvoir rester compétitif. Ainsi, décision est prise d’arrêter la version papier pour se tourner uniquement vers le web. Afin que la dernière version papier soit vue comme un aboutissement, la photo de couverture se doit d’être unique. Sauf que cette dernière est introuvable. Dès lors commence une course contre le temps pour retrouver le photographe en question, sauf qu’il peut se trouver à n’importe quel endroit sur notre planète.

Après ce (trop) long résumé, il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Walter Mitty peut aisément être séparé en deux parties. La première partie du film s’intéresse particulèrement au héros et à son caractère. Plutôt effacé, il fait attention de mettre ses affaires en ordre, tout en étant très tête en l’air. Ce dernier point se retrouve très prononcé, donnant lieu à des scènes qui mélange rêveries et personnages réels. Quand on revoit le film une deuxième fois, cette première partie dénote particulièrement avec le reste. Si elle peut sembler trop longue ou partant trop loin dans le délire (voir le duel pour une poupée, qui se termine dans les rues de New York ravagées). Mais pour autant, elle est nécessaire pour présenter les personnages principaux, le contexte de l’histoire et la relation qu’ils ont tous avec le personnage principal.

C’est clairement quand commence la chasse au cliché que le film se lance réellement et rentre dans un autre style : le road movie. Direction le Groenland puis l’Islande (pour une superbe séquence) avant de repartir dans d’autres régions du monde. Sans aller plus loin dans le spoil, le plaisir que j’ai eu à voir et revoir ce film vient de cette seconde partie. Cela fonctionne aussi par la bande son derrière laquelle on retrouve Gonzales et qui est clairement au top. Elle accompagne parfaitement le film et en même temps c’est son rôle. Les voyages et les différentes transitions fonctionnent aussi très bien. Le final participe aussi à la fête et trouve le ton juste sur fond de nouveau départ pour Walter Mitty.

Comme vu précedemment, le film mérite d’être vu même s’il peut être vu comme bancal du fait de sa première partie. La seconde partie réamorce le tout pour atteindre un équilibre et une vraie montée en puissance jusqu’à la fin. Ce ne sera surement pas pour ce film là que Ben Stiller sera reconnu comme réalisateur (même s’il est rodé à l’exercice), mais on trouve clairement une patte personnel au personnage qu’il incarne. Un film à voir lors d’un dimanche après midi pluvieux.

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